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La télé selon...

Vincent Lindon

 

Variation autour de la vie romanesque de Casanova, « Dernier Amour », juste sorti au cinéma, est une relecture sensuelle et maligne des mémoires du plus grand séducteur de tous les temps. Rencontre avec Vincent Lindon, Casanova en personne, qui n’aime pas trop… la télé !

« Comme acteur, quand on accès aux médias, je trouve qu’il ne faut pas trop se dérober. Je ne pense pas qu'on puisse dire aujourd'hui, quand on est un artiste : « Je n'ai pas d'avis. » Je lis une histoire, une petite histoire. Et derrière y'a une grande histoire, ce que vivent les gens en ce moment et je dois inconsciemment être attiré par ça puisque j’ai aussi tourné plusieurs films « engagés ». Elle me plait, cette envie de me mêler, ça doit agacer parfois, mais ça me fait du bien et je me sens vivre et exister.
Cela dit, quand j’entends « engagé », « citoyen »… je suis loin d’être le plus engagé. Y'a plein de gens qui sont très engagés. Sauf que nous, on a un avantage, les artistes, c'est qu'on a des tribunes. On est des sortes de porte-paroles et on essaye de rendre compte au mieux de la souffrance de certaines personnes.  Je n'ai rien d'héroïque. »

« J’apprécie le vouvoiement ! »

« Par contre, à la télé, c'est la familiarité qui me tue. Genre : « Alors, qu'est-ce qu'il en pense, le Vincent ? » Je ne parle pas comme ça aux gens et je ne veux pas qu'on me parle ainsi. Et devant témoins, en plus. J'apprécie le vouvoiement, je ne suis pas contre le respect de la hiérarchie dans les discussions. Je ne suis aucunement dérangé à l'idée de rentrer dans le bureau d'un grand patron, de devoir attendre le petit doigt sur la couture du pantalon, et de l'entendre dire : « Je vous en prie, asseyez-vous là, je suis à vous dans une minute. ». Je préfère ça à un ministre plongé dans son portable ou qui se balade en mocassins l'été venu, la chemise hors du pantalon, dans une ville du Sud. A une certaine époque, le président, on ne pouvait pas l'approcher, encore moins lui parler. On se demandait même s'il allait aux toilettes. Alors qu’aujourd'hui, on peut parler au téléphone avec le président. Ça ne m'épate pas du tout. C'est ce que j'appelle la familiarité. Je déteste ça…

Frédéric Vandecasserie

 

 

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