Klaus Nomi : Chanteur du troisième type
Documentaire (France - 2025)
Titre Original : Klaus Nomi : Chanteur du troisième type
Regardez ce vendredi 13 novembre sur ARTE à 22:30 le programme "Klaus Nomi : Chanteur du troisième type" produit en France en 2025. D'une durée de 55 min ce programme est adapté à tous publics.
"My name is Klaus Nomi, from the planet Nomi." Né en Bavière aux temps sombres d'une guerre déjà perdue, titulaire d'un double cursus art lyrique/rock underground suivi dans le foisonnement créatif de la décennie 1970, entre Berlin-Ouest et New York, puis révélé au grand public en France en 1981, Klaus Sperber a brillé aussi fort que brièvement dans le ciel de la pop. C'est dans une mythique tribu artistique, celle de la new wave new-yorkaise de l'East Village, entre le Mudd Club et l'Irving Plaza, que s'enracinent sa singularité et sa popularité de chanteur. Voix de haute-contre aussi envoûtante dans le registre classique (l'air baroque de Purcell "The Cold Song" reste l'un de ses grands succès) que dans la synthpop cold wave dont il devient un héraut, silhouette angulaire inspirée du Bauhaus, maquillage de clown blanc extraterrestre et costume en plastique rétrofuturiste : Nomi, icône queer avant l'heure, n'a pas seulement compris instinctivement l'esprit de son temps, il a pressenti l'avenir. Mais d'abord chanteur lyrique non advenu, puis pâtissier enchanteur livrant ses créations à travers Manhattan, il n'aura brillé que durant cinq années. Omni Nomi En 1978, entraîné par son ami et futur complice de scène Joey Arias, il s'invente un alias et un nom presque par hasard en électrisant le public du cabaret New Wave Vaudeville Show – "Nomi", inspiré de la revue de SF Omni, sonne en anglais comme "know me" ("connaissez-moi"). En 1983, déjà rongé par la maladie, il livre à Munich une interprétation bouleversante de "The Cold Song". De son enfance allemande à sa fin solitaire dans une chambre d'hôpital de Manhattan, dont la terreur du "cancer gay", qu'on n'appelle pas encore le sida, éloignent ses plus proches amis, Thomas Boujut (Bruce Springsteen – Le chanteur qui murmurait à l'oreille de l'Amérique) signe un hommage aussi touchant que stylisé à l'ovni Nomi. Porté par de vibrantes archives et les témoignages de Joey Arias et de Kristian Hoffman – autre proche au sein du microcosme new wave de New York, compositeur, entre autres, des titres "Total Eclipse" et "Simple Man" -, ce portrait émouvant cherche aussi les traces laissées par Klaus Nomi dans la pop culture. Aux côtés du journaliste Éric Dahan, l'artiste Christine and the Queens et la chanteuse Flora Fishbach évoquent l'héritage multidimensionnel de cet inoubliable "angel in America" – comme le dit cette dernière en citant la pièce de Tony Kushner sur les années sida -, dont la voix et la créativité uniques continuent de résonner.
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